Surveillance environnementale des zones industrialo-portuaires (2020–2022)
Dernière mise à jour : 16 oct.

Les activités humaines et l’industrie maritime peuvent avoir un impact considérable sur les écosystèmes, notamment en modifiant la dynamique côtière avec des infrastructures massives ou en fragilisant des habitats naturels de grande valeur écologique. Afin d’améliorer leur performance environnementale, de nombreux acteurs du secteur maritime adhèrent volontairement à des programmes de certification environnementale. Si les méthodes de suivi in situ présentent des limites en termes de couverture spatiale, les avancées en matière de télédétection satellitaire, d’intelligence artificielle et de traitement des données offrent des solutions prometteuses pour le suivi des zones industrialo-portuaires.
Dans le cadre de l’initiative SmartEarth de l’Agence Spatiale Canadienne (ASC), ARCTUS, en partenariat avec le Port de Sept-Îles et le Centre d’expertise industrialo-portuaire de l’Institut nordique de recherche en environnement et santé au travail (INREST), a reçu une subvention pour développer un système de surveillance par satellite des zones industrialo-portuaires. Le système vise à fournir des produits d’Observation de la Terre qui répondent aux besoins des gestionnaires sur une base quotidienne ou bihebdomadaire. Les données géospatiales produites (par exemple: la turbidité) en temps quasi réel permettent de compléter les observations in situ ponctuelles et sporadiques.
Les variables environnementales estimées à partir de données satellitaires inclues notamment la turbidité, la matière en suspension (MES), la matière organique dissoute colorée (CDOM), la chlorophylle-a ainsi que la température de surface de la mer. Ces variables générées automatiquement par la chaîne de traitement se basent sur les données provenant de multiples capteurs satellitaires: Sentinel-2 (ESA), Landsat-8 et -9 (NASA/USGS), et PlanetScope (Planet Labs). La chaîne de traitement est mise en œuvre dans la plateforme d’exploitation thématique côtière (C-TEP) de l’ESA, qui donne accès à un grand volume de données d’observation de la Terre structurées ainsi qu'à des ressources pour traitement de ces données.

Enfin, en collaboration avec l’entreprise CartoVista, un portail web a été mis en place pour afficher et diffuser rapidement les produits d’observation de la Terre aux utilisateurs finaux (autorités portuaires), améliorant ainsi leur capacité de surveillance et réduisant potentiellement les délais de réponse. L’interface conviviale produite par Cartovista, la plateforme PAVOT, comprend des outils d’analyse de données en ligne (statistiques, graphiques, capacités de cartographie) qui permet aux utilisateurs non-expérimentés en télédétection ou en géomatique d’analyser les données.



